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Les CE1/CE2 en marche dans le 07

Toujours dans le cadre de l’éducation à l’environnement, les élèves de CE1-CE2 de Mme Rozeron et M. Chevalier ont effectué une sortie dans les Gorges de la Daronne, au lieu-dit St Sorny, à proximité de Colombier le Vieux.

Les élèves ont pu découvrir un autre cours d’eau, et des paysages différents de la première sortie. Nos jeunes biologistes de terrain ont récolté de nombreuses nèpes. Ils se sont ensuite mis dans la peau d’artistes, en essayent de reproduire les insectes prélevés sur une planche adhésive, via la technique du land Art, qui consiste à se servir uniquement d’éléments naturels.

Pour terminer les activités du matin, les élèves ont enfilé leur costume de dendrologues afin de récupérer les feuilles d’arbres nécessaires à leur dernier atelier : frottage à la craie grasse.

La pause de midi a permis à tous de se restaurer par le biais de divers sandwichs, salades, paquets de chips en tous genres. Cette pause plutôt (trop courte mais bénéfique pour les oreilles des adultes) s’est poursuivie par la désormais traditionnelle distribution de bonbons.

Quelques « maîîîîîîîîîîître c’est où les toileeeeeeeeeettes ? » plus tard, il était déjà temps de rassembler tout le monde, de faire place nette et de partir pour une petite marche le long de la Daronne.

Cette petite balade commençait fort ! Une passerelle ! Trop bien ! Pas de vertige, pas de stress, tous ont traversé sans rechigner. Le petit chemin, coincé entre la rivière et la colline, nous menait rapidement dans une sorte de canyon, aride et splendide, au fond duquel quelques trous d’eau et cascades alléchaient nos petits randonneurs. Après une petite pause pour tremper « juste les pieds », nous voilà sur le retour, direction le site de St Sorny, via la passerelle.

Les élèves ont rassemblé leurs affaires, les ont empilées dans le 4×4 d’Elian notre intervenant, et ont pris le chemin du retour, sous une chaleur significative.

Je tiens à remercier les papas accompagnateurs, Elian notre intervenant. Je tiens aussi à souligner la bonne conduite des élèves du CE1/CE2 C, qui a permis de vivre une excellente sortie tous ensemble.

Sortie au bord de l’eau n°1

Dans le cadre de l’éducation à l’environnement et de sa protection, les élèves de CE1-CE2 de Mme Rozeron et M. Chevalier ont effectué une sortie au bord du Doux, près du site de Douce Plage.

Au programme : randonnée et ateliers au bord de la rivière.

Les ateliers au bord de l’eau ont été organisés par Elian, notre intervenant.

Collecte d’insectes à l’aide d’une passoire, comparaison de différents stades de la vie des insectes, des différentes espèces, land-art, empreintes d’oiseaux ou de mammifères ont permis aux élèves de toucher du doigt, en direct, leur environnement proche afin de prendre conscience de l’impact de l’activité de l’homme sur les chaînes alimentaire de ce milieu de vie.

Autre que le barbotage jusqu’aux genoux dans la rivière, de belles trouvailles ont égayé les élèves :  un cadavre de jeune serpent, une libellule tout juste au stade de l’envol (en train de sécher ses ailes), une écrevisse américaine (nuisibles pour les écrevisses à pattes blanches). Nous remercions les parents accompagnateurs, qui ont permis de faire vivre une belle journée aux élèves, en toute sécurité.

Un week-end à Paris

C’est l’histoire d’un gars. Enseignant à Notre-Dame. Il croise un copain qui lui lance : « Je cherche quelqu’un pour courir le marathon de Paris l’année prochaine, j’ai deux dossards. »

Il n’en fallait pas plus. Ni une ni deux, il répondait par l’affirmative décidant de relever ce défi mythique de couvrir les 42, 195 km dans la plus belle ville du monde, pour la première fois de sa vie. Quelle folie !

Il restait alors 3 mois pour se préparer, à raison de 3 à 4 séances hebdomadaires. Vous l’avez peut-être croisé certains soirs, en tenue. « Le jeu en vaut la chandelle, bouge-toi ! » martelait-t-il sans arrêt, pour se motiver, pour continuer à sortir, pour suivre au plus près le plan d’entraînement qu’il s’était fixé. Plan d’entraînement trouvé sur le net, avec pour ambition de le mener au bout des 42, 195 km en 3h30.

Petit à petit, les entraînements défilant, il sentait bien que ça allait le faire. Son allure, 4 minutes et 50 secondes par kilomètre (12,7 km/h)  était de plus en plus facile à tenir, longtemps.

13 avril, premier jour de vacances de Pâques, départ pour Paris en TGV, direction le salon du running pour récupérer le dossard 24 434, précieux sésame, indispensable pour se présenter sur les Champs-Elysées le lendemain matin.

Un peu de tourisme, la butte Montmartre, des restaurants italiens pour engloutir des pâtes et combler les réserves glucidiques commencées une semaine plus tôt, et dodo devant le match de foot féminin OL-PSG.

5h30, il se lève, déjeune et se rallonge. Il décollera à 7h45, direction métro, ligne 9, Bonne-Nouvelle, sortie à l’arrêt Franklin Roosevelt. Les rames sont pleines de joggeurs. Une fois sur les Champs, il a froid, très froid. 1°C dehors. Mais il est en forme, il a plutôt bien dormi, et, il va le faire, pour de vrai ! Environ 50 000 personnes sur les Champs, au soleil, tous motivés, plus ou moins emmitouflés, attendant le signal de départ. Lui, se place dans son sas de départ, celui de 3h30, le « sas bleu », qui compte sans doute le plus de coureurs. Il est 8h20.

9h. Il passe enfin la ligne de départ. Il y est. Consigne : maintenir l’allure fixée : 4’50/km. Mais il est surexcité et ça descend. L’allure est trop rapide jusqu’à la Concorde. Là, il ralentit, ça tourne pas mal, il slalome entre les gens, reste vigilant, et maîtrise enfin sa vitesse, malgré le nombre impressionnant de coureurs à ses côtés.

Semi-marathon : 1h41 environ. Il est pile dans le bon tempo. Il a de bonnes sensations, pas de douleurs, il peut parler. Tout roule. Il double même le meneur d’allure du sas 3h30, présent pour aider à maintenir l’allure adéquate afin de réaliser 3h30 à l’arrivée.

Les quais de Seine, c’est long, mais c’est bon ! En ligne de mire, la Tour Eiffel au 30ème kilomètre, pas loin de ce que tout marathonien craint : le « mur ». Moment délicat signifiant au coureur que toutes ses réserves sont épuisées et que la dernière partie sera très compliquée, voire horrible. C’est pourquoi, il a anticipé, et contrairement à son habitude d’entraînement, il a bu, à tous les ravitaillements, disposés tous les 5 km. Pas de « mur », pour lui, « c’est tant mieux » se dit-il en dépassant de (très) nombreuses personnes dans le dur, dans le « mur ». Du kilomètre 32 jusqu’à la fin, il verra et dépassera un nombre incalculable de personnes arrêtées, assises, allongées ou errantes dans le bois de Boulogne à la recherche d’un peu de force pour repartir et terminer leur marathon, leur défi.

Virage du 40ème kilomètre, il est toujours dans le tempo, ses jambes sont dures et lui font mal depuis le 37ème, mais rien d’insurmontable. « La tête décide, les jambes suivent » disait un slogan. La fanfare du virage, les spectateurs et leurs encouragements, la fin approchant : il le sait, il va réussir. Il va même faire mieux que réussir.

400 mètres sur l’avenue Foch, bordée de centaines de spectateurs. Il réalise petit à petit, les larmes montent.

Ligne d’arrivée. 3 heures 24 minutes 08 secondes. Il est marathonien. Il kiffe.

Il récupère sa médaille, son T-shirt de finisher.

Il n’a qu’une idée en tête : engloutir un burger !

Handisport

Mardi après-midi, les élèves de Mme REYNE, Mme ROZERON, M. LOUVAT et M. CHEVALIER ont eu la chance de pouvoir participer à des ateliers organisés par le Comité Handisport Drôme.

Le Comité Handisport de la Drôme avait mis à disposition 6 intervenants (Arnaud, Wilfried, Jean Noël, Karine, ……, …..) afin d’encadrer la centaine d’élèves de l’école.

Un premier temps de « théorie » a été organisé en tribune, afin de jauger les connaissances des élèves à propos des différents handicaps. Les élèves ont ainsi pu faire part de leurs connaissances et parfois même de leur vécu personnel, ayant un ou plusieurs proches en situation de handicap.

Il fallait donc distinguer :

– les handicaps physiques : paraplégie, hémiplégie, tétraplégie, Infirmité Motrice Cérébrale.

– les handicaps sensoriels : personne aveugle ou mal-voyante, sourde ou malentendante, muette.

Dans un second temps, bien plus long cette fois, les élèves sont allés pratiquer diverses disciplines handisports, sous les conseils professionnels des intervenants.

Un atelier proposait de découvrir les différents modèles de fauteuils roulants, leurs fonctions et spécificités. Comment ça se range ? Comment ça freine ? Pourquoi les dossiers n’ont pas la même hauteur ? Et pour pas tomber en arrière ? Comment ça tourne ? Pourquoi les roues sont penchées ?

En acte, et grâce à des explications claires et à la portée de nos élèves, cet atelier répondait parfaitement à ces questions basiques, d’élèves en quête de réponses sur ce milieu inconnu qu’est le monde des personnes en situation de handicap. En fin d’atelier, les élèves ont pu manipuler, « piloter » un des fauteuils mis à disposition au travers d’un petit parcours, afin de mieux comprendre la plus simple des difficultés : avancer et tourner !

Au travers d’un deuxième atelier, les élèves découvraient le langage des signes et découvraient ainsi toute la difficulté de communiquer en situation de surdité. Il fallait donc d’abord mémoriser quelques mots : orange, violet, vert, bleu, rouge, petit, moyen, grand, barrière, ballon de foot, de volley, de rugby, de handball, milieu, gauche et droite. Ensuite, à l’extrémité d’un parcours, un élève « sourd » muni d’un casque anti-bruit devait rejoindre l’élève « guide » à l’autre extrémité, en suivant les indications en langues des signes. Les élèves ont beaucoup aimé cet atelier et ont été relativement performants.

Le troisième atelier était consacré à la découverte du basket-fauteuil. Les élèves ont disputé un petit match afin de mesurer la difficulté de la tâche « piloter un fauteuil tout en passant ou recevant un ballon ». Ils ont aussi découvert un autre type de fauteuil, spécifique à ce sport.

Enfin, le quatrième atelier a permis aux élèves (et aux enseignants) de découvrir la boccia (discipline paralympique), dérivée de la pétanque, que l’on pratique à l’aide (ou non) d’une « rampe de lancer », l’objectif est de lancer une boule lestée (rouge ou bleue) au plus près d’une boule cible appelée « but » ou « jack » (boule blanche).

Cette sortie s’inclue parfaitement dans le cadre de notre projet de « Vivre ensemble avec ses différence » dans le sens où les élèves ont pu « expérimenter » de manière ludique, des outils et activités dont peuvent bénéficier les personnes en situation de handicap.

Pendant les ateliers, l’on pouvait entendre : « j’en veux un ! », « trop bien le fauteuil roulant !». Bien sûr, ces activités ont été vécues comme des activités « fun », type skate ou trottinette. Un travail de prise de recul sera effectué en classe par les enseignants afin de relativiser ce sentiment et d’aller vers la découverte de la notion d’empathie. « Comment fais-tu à l’école en fauteuil roulant ? ».

Nous remercions vivement le Comité Handisport de la Drôme, notre cheffe d’établissement et la mairie de Tain qui ont permis cette demi-journée découverte.