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Sortie « sans raquettes »

Bonjour à toutes et tous, comme chaque année les deux classes à enseignant masculin ont effectué une sortie dans le Vercors drômois, plus exactement sur le site de Font d’Urle, le site habituel du Grand Echaillon étant fermé pour manque de neige.

1h45 de trajet aller, sans vomi (youpi !!!) et nous voilà à la station, découvrant ça et là quelques plaques enneigées, pour le plus grand bonheur des élèves. « Oh, t’as vu maître toute la neige, t’avais dit qu’y en avait pas !!!! ».

Martin, responsable de l’UGSEL est notre guide pour cette journée. Il nous amènera à travers les bois et les plaines (parfois dans la neige), pour une balade avoisinant les 3 km.

Quelques arrêts pour mettre en évidence des traces de la faune locale, qui n’a pas daigné pointer le bout de son nez malgré un silence exemplaire de nos chers bambins (#ironie), et nous voilà déjà de retour à la salle hors-sac pour ce qu’attendaient (depuis la descente du car) tous les élèves : les chiiiiiiiips, les sandwiches, les bonbons !!!!! Le repas s’est très bien déroulé, dans une relative bonhomie, les élèves n’hésitant pas à partager leurs victuailles.

Puis, vint LE moment, celui pour lequel ils ont accepté de se coltiner une marche sans trop rechigner : celui de la luge !!!!!

Une piste spéciale luge était ouverte et libre, couverte d’une fine couche de neige, encore relativement praticable. Dans de bonnes conditions météo, les élèves ont enchaîné les montées et descentes, là encore en partageant les luges.

D’autres, pas intéressés ou pas patients, ont opté pour des activités telles que la bataille de boules de neige (les garçons évidemment) ou la confection de bonhommes de neige (les filles, qui d’autre !)

1h45 de trajet retour (avec vomi ce coup-ci !!) et voilà tout le monde à Tain, la plaine et sa douceur du mois de février.

Encore une belle journée « raquettes », qui montre que les élèves peuvent vivre ensemble, dans le partage et la bonne humeur.

Merci aux parents accompagnateurs, aux élèves, aux enseignants et à Martin d’avoir permis cette sortie nature, en toute sécurité.

Les CE1/CE2 en marche dans le 07

Toujours dans le cadre de l’éducation à l’environnement, les élèves de CE1-CE2 de Mme Rozeron et M. Chevalier ont effectué une sortie dans les Gorges de la Daronne, au lieu-dit St Sorny, à proximité de Colombier le Vieux.

Les élèves ont pu découvrir un autre cours d’eau, et des paysages différents de la première sortie. Nos jeunes biologistes de terrain ont récolté de nombreuses nèpes. Ils se sont ensuite mis dans la peau d’artistes, en essayent de reproduire les insectes prélevés sur une planche adhésive, via la technique du land Art, qui consiste à se servir uniquement d’éléments naturels.

Pour terminer les activités du matin, les élèves ont enfilé leur costume de dendrologues afin de récupérer les feuilles d’arbres nécessaires à leur dernier atelier : frottage à la craie grasse.

La pause de midi a permis à tous de se restaurer par le biais de divers sandwichs, salades, paquets de chips en tous genres. Cette pause plutôt (trop courte mais bénéfique pour les oreilles des adultes) s’est poursuivie par la désormais traditionnelle distribution de bonbons.

Quelques « maîîîîîîîîîîître c’est où les toileeeeeeeeeettes ? » plus tard, il était déjà temps de rassembler tout le monde, de faire place nette et de partir pour une petite marche le long de la Daronne.

Cette petite balade commençait fort ! Une passerelle ! Trop bien ! Pas de vertige, pas de stress, tous ont traversé sans rechigner. Le petit chemin, coincé entre la rivière et la colline, nous menait rapidement dans une sorte de canyon, aride et splendide, au fond duquel quelques trous d’eau et cascades alléchaient nos petits randonneurs. Après une petite pause pour tremper « juste les pieds », nous voilà sur le retour, direction le site de St Sorny, via la passerelle.

Les élèves ont rassemblé leurs affaires, les ont empilées dans le 4×4 d’Elian notre intervenant, et ont pris le chemin du retour, sous une chaleur significative.

Je tiens à remercier les papas accompagnateurs, Elian notre intervenant. Je tiens aussi à souligner la bonne conduite des élèves du CE1/CE2 C, qui a permis de vivre une excellente sortie tous ensemble.

Sortie au bord de l’eau n°1

Dans le cadre de l’éducation à l’environnement et de sa protection, les élèves de CE1-CE2 de Mme Rozeron et M. Chevalier ont effectué une sortie au bord du Doux, près du site de Douce Plage.

Au programme : randonnée et ateliers au bord de la rivière.

Les ateliers au bord de l’eau ont été organisés par Elian, notre intervenant.

Collecte d’insectes à l’aide d’une passoire, comparaison de différents stades de la vie des insectes, des différentes espèces, land-art, empreintes d’oiseaux ou de mammifères ont permis aux élèves de toucher du doigt, en direct, leur environnement proche afin de prendre conscience de l’impact de l’activité de l’homme sur les chaînes alimentaire de ce milieu de vie.

Autre que le barbotage jusqu’aux genoux dans la rivière, de belles trouvailles ont égayé les élèves :  un cadavre de jeune serpent, une libellule tout juste au stade de l’envol (en train de sécher ses ailes), une écrevisse américaine (nuisibles pour les écrevisses à pattes blanches). Nous remercions les parents accompagnateurs, qui ont permis de faire vivre une belle journée aux élèves, en toute sécurité.

Un week-end à Paris

C’est l’histoire d’un gars. Enseignant à Notre-Dame. Il croise un copain qui lui lance : « Je cherche quelqu’un pour courir le marathon de Paris l’année prochaine, j’ai deux dossards. »

Il n’en fallait pas plus. Ni une ni deux, il répondait par l’affirmative décidant de relever ce défi mythique de couvrir les 42, 195 km dans la plus belle ville du monde, pour la première fois de sa vie. Quelle folie !

Il restait alors 3 mois pour se préparer, à raison de 3 à 4 séances hebdomadaires. Vous l’avez peut-être croisé certains soirs, en tenue. « Le jeu en vaut la chandelle, bouge-toi ! » martelait-t-il sans arrêt, pour se motiver, pour continuer à sortir, pour suivre au plus près le plan d’entraînement qu’il s’était fixé. Plan d’entraînement trouvé sur le net, avec pour ambition de le mener au bout des 42, 195 km en 3h30.

Petit à petit, les entraînements défilant, il sentait bien que ça allait le faire. Son allure, 4 minutes et 50 secondes par kilomètre (12,7 km/h)  était de plus en plus facile à tenir, longtemps.

13 avril, premier jour de vacances de Pâques, départ pour Paris en TGV, direction le salon du running pour récupérer le dossard 24 434, précieux sésame, indispensable pour se présenter sur les Champs-Elysées le lendemain matin.

Un peu de tourisme, la butte Montmartre, des restaurants italiens pour engloutir des pâtes et combler les réserves glucidiques commencées une semaine plus tôt, et dodo devant le match de foot féminin OL-PSG.

5h30, il se lève, déjeune et se rallonge. Il décollera à 7h45, direction métro, ligne 9, Bonne-Nouvelle, sortie à l’arrêt Franklin Roosevelt. Les rames sont pleines de joggeurs. Une fois sur les Champs, il a froid, très froid. 1°C dehors. Mais il est en forme, il a plutôt bien dormi, et, il va le faire, pour de vrai ! Environ 50 000 personnes sur les Champs, au soleil, tous motivés, plus ou moins emmitouflés, attendant le signal de départ. Lui, se place dans son sas de départ, celui de 3h30, le « sas bleu », qui compte sans doute le plus de coureurs. Il est 8h20.

9h. Il passe enfin la ligne de départ. Il y est. Consigne : maintenir l’allure fixée : 4’50/km. Mais il est surexcité et ça descend. L’allure est trop rapide jusqu’à la Concorde. Là, il ralentit, ça tourne pas mal, il slalome entre les gens, reste vigilant, et maîtrise enfin sa vitesse, malgré le nombre impressionnant de coureurs à ses côtés.

Semi-marathon : 1h41 environ. Il est pile dans le bon tempo. Il a de bonnes sensations, pas de douleurs, il peut parler. Tout roule. Il double même le meneur d’allure du sas 3h30, présent pour aider à maintenir l’allure adéquate afin de réaliser 3h30 à l’arrivée.

Les quais de Seine, c’est long, mais c’est bon ! En ligne de mire, la Tour Eiffel au 30ème kilomètre, pas loin de ce que tout marathonien craint : le « mur ». Moment délicat signifiant au coureur que toutes ses réserves sont épuisées et que la dernière partie sera très compliquée, voire horrible. C’est pourquoi, il a anticipé, et contrairement à son habitude d’entraînement, il a bu, à tous les ravitaillements, disposés tous les 5 km. Pas de « mur », pour lui, « c’est tant mieux » se dit-il en dépassant de (très) nombreuses personnes dans le dur, dans le « mur ». Du kilomètre 32 jusqu’à la fin, il verra et dépassera un nombre incalculable de personnes arrêtées, assises, allongées ou errantes dans le bois de Boulogne à la recherche d’un peu de force pour repartir et terminer leur marathon, leur défi.

Virage du 40ème kilomètre, il est toujours dans le tempo, ses jambes sont dures et lui font mal depuis le 37ème, mais rien d’insurmontable. « La tête décide, les jambes suivent » disait un slogan. La fanfare du virage, les spectateurs et leurs encouragements, la fin approchant : il le sait, il va réussir. Il va même faire mieux que réussir.

400 mètres sur l’avenue Foch, bordée de centaines de spectateurs. Il réalise petit à petit, les larmes montent.

Ligne d’arrivée. 3 heures 24 minutes 08 secondes. Il est marathonien. Il kiffe.

Il récupère sa médaille, son T-shirt de finisher.

Il n’a qu’une idée en tête : engloutir un burger !