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Un week-end à Paris

C’est l’histoire d’un gars. Enseignant à Notre-Dame. Il croise un copain qui lui lance : « Je cherche quelqu’un pour courir le marathon de Paris l’année prochaine, j’ai deux dossards. »

Il n’en fallait pas plus. Ni une ni deux, il répondait par l’affirmative décidant de relever ce défi mythique de couvrir les 42, 195 km dans la plus belle ville du monde, pour la première fois de sa vie. Quelle folie !

Il restait alors 3 mois pour se préparer, à raison de 3 à 4 séances hebdomadaires. Vous l’avez peut-être croisé certains soirs, en tenue. « Le jeu en vaut la chandelle, bouge-toi ! » martelait-t-il sans arrêt, pour se motiver, pour continuer à sortir, pour suivre au plus près le plan d’entraînement qu’il s’était fixé. Plan d’entraînement trouvé sur le net, avec pour ambition de le mener au bout des 42, 195 km en 3h30.

Petit à petit, les entraînements défilant, il sentait bien que ça allait le faire. Son allure, 4 minutes et 50 secondes par kilomètre (12,7 km/h)  était de plus en plus facile à tenir, longtemps.

13 avril, premier jour de vacances de Pâques, départ pour Paris en TGV, direction le salon du running pour récupérer le dossard 24 434, précieux sésame, indispensable pour se présenter sur les Champs-Elysées le lendemain matin.

Un peu de tourisme, la butte Montmartre, des restaurants italiens pour engloutir des pâtes et combler les réserves glucidiques commencées une semaine plus tôt, et dodo devant le match de foot féminin OL-PSG.

5h30, il se lève, déjeune et se rallonge. Il décollera à 7h45, direction métro, ligne 9, Bonne-Nouvelle, sortie à l’arrêt Franklin Roosevelt. Les rames sont pleines de joggeurs. Une fois sur les Champs, il a froid, très froid. 1°C dehors. Mais il est en forme, il a plutôt bien dormi, et, il va le faire, pour de vrai ! Environ 50 000 personnes sur les Champs, au soleil, tous motivés, plus ou moins emmitouflés, attendant le signal de départ. Lui, se place dans son sas de départ, celui de 3h30, le « sas bleu », qui compte sans doute le plus de coureurs. Il est 8h20.

9h. Il passe enfin la ligne de départ. Il y est. Consigne : maintenir l’allure fixée : 4’50/km. Mais il est surexcité et ça descend. L’allure est trop rapide jusqu’à la Concorde. Là, il ralentit, ça tourne pas mal, il slalome entre les gens, reste vigilant, et maîtrise enfin sa vitesse, malgré le nombre impressionnant de coureurs à ses côtés.

Semi-marathon : 1h41 environ. Il est pile dans le bon tempo. Il a de bonnes sensations, pas de douleurs, il peut parler. Tout roule. Il double même le meneur d’allure du sas 3h30, présent pour aider à maintenir l’allure adéquate afin de réaliser 3h30 à l’arrivée.

Les quais de Seine, c’est long, mais c’est bon ! En ligne de mire, la Tour Eiffel au 30ème kilomètre, pas loin de ce que tout marathonien craint : le « mur ». Moment délicat signifiant au coureur que toutes ses réserves sont épuisées et que la dernière partie sera très compliquée, voire horrible. C’est pourquoi, il a anticipé, et contrairement à son habitude d’entraînement, il a bu, à tous les ravitaillements, disposés tous les 5 km. Pas de « mur », pour lui, « c’est tant mieux » se dit-il en dépassant de (très) nombreuses personnes dans le dur, dans le « mur ». Du kilomètre 32 jusqu’à la fin, il verra et dépassera un nombre incalculable de personnes arrêtées, assises, allongées ou errantes dans le bois de Boulogne à la recherche d’un peu de force pour repartir et terminer leur marathon, leur défi.

Virage du 40ème kilomètre, il est toujours dans le tempo, ses jambes sont dures et lui font mal depuis le 37ème, mais rien d’insurmontable. « La tête décide, les jambes suivent » disait un slogan. La fanfare du virage, les spectateurs et leurs encouragements, la fin approchant : il le sait, il va réussir. Il va même faire mieux que réussir.

400 mètres sur l’avenue Foch, bordée de centaines de spectateurs. Il réalise petit à petit, les larmes montent.

Ligne d’arrivée. 3 heures 24 minutes 08 secondes. Il est marathonien. Il kiffe.

Il récupère sa médaille, son T-shirt de finisher.

Il n’a qu’une idée en tête : engloutir un burger !

Handisport

Mardi après-midi, les élèves de Mme REYNE, Mme ROZERON, M. LOUVAT et M. CHEVALIER ont eu la chance de pouvoir participer à des ateliers organisés par le Comité Handisport Drôme.

Le Comité Handisport de la Drôme avait mis à disposition 6 intervenants (Arnaud, Wilfried, Jean Noël, Karine, ……, …..) afin d’encadrer la centaine d’élèves de l’école.

Un premier temps de « théorie » a été organisé en tribune, afin de jauger les connaissances des élèves à propos des différents handicaps. Les élèves ont ainsi pu faire part de leurs connaissances et parfois même de leur vécu personnel, ayant un ou plusieurs proches en situation de handicap.

Il fallait donc distinguer :

– les handicaps physiques : paraplégie, hémiplégie, tétraplégie, Infirmité Motrice Cérébrale.

– les handicaps sensoriels : personne aveugle ou mal-voyante, sourde ou malentendante, muette.

Dans un second temps, bien plus long cette fois, les élèves sont allés pratiquer diverses disciplines handisports, sous les conseils professionnels des intervenants.

Un atelier proposait de découvrir les différents modèles de fauteuils roulants, leurs fonctions et spécificités. Comment ça se range ? Comment ça freine ? Pourquoi les dossiers n’ont pas la même hauteur ? Et pour pas tomber en arrière ? Comment ça tourne ? Pourquoi les roues sont penchées ?

En acte, et grâce à des explications claires et à la portée de nos élèves, cet atelier répondait parfaitement à ces questions basiques, d’élèves en quête de réponses sur ce milieu inconnu qu’est le monde des personnes en situation de handicap. En fin d’atelier, les élèves ont pu manipuler, « piloter » un des fauteuils mis à disposition au travers d’un petit parcours, afin de mieux comprendre la plus simple des difficultés : avancer et tourner !

Au travers d’un deuxième atelier, les élèves découvraient le langage des signes et découvraient ainsi toute la difficulté de communiquer en situation de surdité. Il fallait donc d’abord mémoriser quelques mots : orange, violet, vert, bleu, rouge, petit, moyen, grand, barrière, ballon de foot, de volley, de rugby, de handball, milieu, gauche et droite. Ensuite, à l’extrémité d’un parcours, un élève « sourd » muni d’un casque anti-bruit devait rejoindre l’élève « guide » à l’autre extrémité, en suivant les indications en langues des signes. Les élèves ont beaucoup aimé cet atelier et ont été relativement performants.

Le troisième atelier était consacré à la découverte du basket-fauteuil. Les élèves ont disputé un petit match afin de mesurer la difficulté de la tâche « piloter un fauteuil tout en passant ou recevant un ballon ». Ils ont aussi découvert un autre type de fauteuil, spécifique à ce sport.

Enfin, le quatrième atelier a permis aux élèves (et aux enseignants) de découvrir la boccia (discipline paralympique), dérivée de la pétanque, que l’on pratique à l’aide (ou non) d’une « rampe de lancer », l’objectif est de lancer une boule lestée (rouge ou bleue) au plus près d’une boule cible appelée « but » ou « jack » (boule blanche).

Cette sortie s’inclue parfaitement dans le cadre de notre projet de « Vivre ensemble avec ses différence » dans le sens où les élèves ont pu « expérimenter » de manière ludique, des outils et activités dont peuvent bénéficier les personnes en situation de handicap.

Pendant les ateliers, l’on pouvait entendre : « j’en veux un ! », « trop bien le fauteuil roulant !». Bien sûr, ces activités ont été vécues comme des activités « fun », type skate ou trottinette. Un travail de prise de recul sera effectué en classe par les enseignants afin de relativiser ce sentiment et d’aller vers la découverte de la notion d’empathie. « Comment fais-tu à l’école en fauteuil roulant ? ».

Nous remercions vivement le Comité Handisport de la Drôme, notre cheffe d’établissement et la mairie de Tain qui ont permis cette demi-journée découverte.

L’age de glace à NDH

Le 8 mars, Christophe Domange, papa d’élève de notre école, est venu faire découvrir un talent particulier aux élèves. Et quel talent !!!! Monsieur est sculpteur sur glace ! Il a d’ailleurs remporté les championnats du monde de sculpture sur glace l’an dernier, en Italie. Rien que ça !

Christophe est ainsi intervenu toute la journée, sculptant deux blocs de glace, d’un mètre de haut, pour un poids d’environ 120 kg chacun !

Les classes ont défilé tout au long de la journée, par tranches de 30 minutes, afin d’observer la maîtrise et le savoir-faire de Christophe.

Au-delà ses compétences artistiques et techniques, nous souligneront également les qualités pédagogiques, et d’écoute de ce papa qui ont permis aux élèves de poser toutes les questions possibles à propos de cette étrange activité qui débarquait sous leur préau, les privant une journée entière de foot !

Et ça n’est pas tout !! Chaque élève, de chaque classe, a pu également manier l’un des outils nécessaires à la confection d’une œuvre sur glace.

Un grand merci à Mr Domange pour la qualité de son intervention, sa bienveillance et sa patience auprès de nos élèves.